cours de philosophie en ligne sur Platon et AristoteEn ces périodes contemporaines où la démocratie est au centre des débats, ton e-prof de soutien scolaire philosophie revient dans ce cours en ligne sur Platon et Aristote à l’époque de la démocratie athénienne.

Comment bien vivre ensemble ? Quel est le meilleur régime politique ? A ces deux questions, les Grecs ont apporté une réponse inédite : la démocratie athénienne. Toutefois, le penseur qui à l’époque a le plus écrit sur la politique — Platon — s’est montré très critique à l’égard de ce régime qu’il qualifiait de tyrannie des opinions et des désirs. Que reproche-t-il précisément à la démocratie ? Que propose-t-il à la place ? Nous verrons dans ce cours de soutien scolaire en ligne que sa pensée, bien que semblant offusquer le sens commun, mérite toute notre attention car elle met en évidence les faiblesses et les possibles excès de la  démocratie.

Rappel de la définition de la démocratie

La démocratie signifie littéralement « le pouvoir du peuple » et se caractérise essentiellement par l’égalisation des conditions. La démocratie athénienne considérait cette égalité entre les hommes uniquement, et en tant qu’ils étaient citoyens. Ils étaient égaux devant la loi (isonomia), et participaient au gouvernement de la cité, notamment en élaborant ses lois.

Platon, en bon disciple de Socrate, était convaincu de l’ignorance de la plupart de ses concitoyens et donc de leur incapacité à porter des jugements sages et pour le bien commun. Un ignorant n’ayant pas appris à faire un bon usage de sa raison est une proie facile pour les démagogues. Platon constatait que le peuple grecque se laissait ainsi influencer par les sophistes dont l’art de manipuler l’opinion était sans pareil. La démocratie revenait donc à ses yeux à donner le pouvoir aux démagogues sans scrupules qui manipulaient l’opinion. D’autre part, le peuple étant esclave de ses désirs et se montrant incapable de reconnaître le bien commun, il ne recherche que son propre intérêt. Par conséquent, lui donner le pouvoir est tout à fait insensé, selon Platon.

Platon et la notion du philosophe roi

Que propose Platon dès lors ? Existe-t-il un régime politique meilleur que la démocratie ? Dans son ouvrage La République, il développe son idéal du philosophe-roi.  Les philosophes, dont la partie dominante du corps est la tête et la partie dominante de l’âme est la raison (logos) sont en effet mieux constitués pour gouverner que les paysans dont la partie dominante du corps est le ventre et celle de l’âme l’appétit (epithumia)…

Tableau des trois parties de l’âme selon Platon :

  Partie du corps dominante Partie de l’âme dominante Vertu correspondante
Philosophe Tête Logos (raison) Prudence Justice
= rendre à chacun son dû
Soldat Cœur Thumos (colère) Courage
Producteur Ventre Epithumia (appétit) Tempérance

Seuls les philosophes sont à même de discerner le bien commun et il faut donc leur donner tout pouvoir afin que la cité soit gouvernée de façon sage et paisible pour le bien de tous.

Aristote contre Platon et contre la démocratie

soutien scolaire philo en ligneAristote, pourtant disciple de Platon, n’est pas d’accord avec celui-ci : le peuple, avec l’aide des sages, peut fort bien discerner le bien commun et grandir en intelligence. Il définit toutefois la démocratie comme un régime corrompu et despotique car si tous gouvernent, c’est en vue de l’intérêt particulier de chacun et non pour le bien commun. Le régime idéal est la République, c’est le gouvernement de tous pour le bien commun. Chez Aristote le terme « république » a deux significations : 1) il contient tous les régimes non-corrompus et 2) c’est l’un de ces régimes non-corrompus. On parlera ainsi de la République au sens large pour le 1er cas, et de la République au sens restreint pour le second.

Aristote classe les régimes politiques selon deux critères : 1) le nombre de personnes qui gouvernent 2) le caractère corrompu ou non-corrompu du régime. Un régime est corrompu lorsque les gouvernants recherchent leurs intérêts particuliers et non-corrompu lorsque les gouvernants recherchent le bien commun.

On obtient alors le tableau suivant :

Gouvernement d’un seul Gouvernement d’une minorité Gouvernement de tous
République (régime non corrompu) Monarchie Aristocratie République
(au sens restreint)
Despotisme (régime corrompu) Tyrannie Oligarchie Démocratie

 

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